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Alimentation, agriculture, animaux

Publié en ligne le 20 janvier 2026 - Agriculture -

Alternatives chimiques et non chimiques existantes à l’usage des néonicotinoïdes

Rapport de l’Inrae (octobre 2025)
Les filières betterave, pomme, cerise, noisette et figue sont fragilisées par le manque de solutions efficaces contre certains ravageurs, les filières cerise et noisette étant particulièrement menacées. Elles doivent opérer une transition difficile en passant de traitements préventifs systématiques à une protection plus modérée avec des pesticides moins performants, tout en maintenant leur compétitivité. Pour réussir cette transition, les experts recommandent de développer la prophylaxie, d’adopter des approches territoriales et combinatoires, de clarifier la réglementation, et d’alléger les risques de perte de récolte pesant sur les agriculteurs.

Pourquoi il ne faut pas taxer l’utilisation d’animaux à des fins de recherche expérimentale

Communiqué de l’Académie nationale deMédecine (novembre 2025)
Plusieurs amendements au projet de Loi de finances pour 2026 proposent une taxe de 1 à 50 euros par animal utilisé dans la recherche, afin de financer les actions en faveur de l’accompagnement et de la réduction des recherches utilisant des animaux à des fins scientifiques. L’Académie nationale de Médecine estime que si cette taxation était adoptée, elle présenterait comme répréhensible des activités aux « finalités nobles » et exercées dans le respect des principes éthiques « par des chercheurs qu’il n’y a pas lieu de culpabiliser ». Cette activité, déjà strictement réglementée et en forte réduction en nombre d’animaux utilisés, reste indispensable pour la santé humaine Enfin, l’Académie s’inquiète du fait que cette taxe pourrait déplacer la recherche vers des pays où le bien-être animal n’est pas garanti.

Avis défavorable sur la taxation de l’expérimentation animale

Avis de l’Académie vétérinaire de France (novembre 2025)
L’Académie vétérinaire de France émet un avis défavorable aux amendements prévoyant une taxation de l’expérimentation animale, malgré le partage des objectifs de réduction du nombre d’animaux et de développement des méthodes alternatives. Elle souligne que ces taxes risqueraient de nuire à la santé publique, à la souveraineté sanitaire et à la recherche française, pouvant provoquer des délocalisations et réduire les budgets et les emplois scientifiques. L’Académie rappelle que la recherche animale reste indispensable pour étudier la biologie complexe des organismes et garantir des résultats fiables pour la santé globale.

Vers une évolution du statut juridique des animaux

Considérations de l’Académie vétérinaire de France (novembre 2025)
L’Académie vétérinaire de France souligne que, sur un plan scientifique, l’animal ne peut être considéré comme une entité homogène, tant la diversité des espèces et de leurs relations avec l’Homme est grande. Elle propose de classer les animaux en quatre catégories (simplificatrices) en fonction des relations qui les lient à l’espèce humaine : animaux de compagnie, animaux d’élevage ou de loisirs, faune sauvage et animaux utilisés à des fins scientifiques. Ces spécificités devraient servir à préciser les devoirs humains et le bien-être à garantir. Elle recommande enfin une évolution du statut juridique des animaux, en reconnaissant leur sensibilité et en intégrant le concept One Health (santé globale) pour relier la santé et le bien-être des animaux, des humains et des écosystèmes.

Confidentialité de l’évaluation éthique dans le cadre de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques

Communiqué interacadémique – Médecine, Pharmacie, Sciences et Vétérinaire (janvier 2025)
La recherche biomédicale nécessite encore l’utilisation d’animaux, et les dossiers d’autorisation associés contiennent des informations sensibles jusque-là confidentielles. La divulgation intégrale de ces dossiers mettrait en danger l’innovation, la sécurité des chercheurs et la propriété intellectuelle, tout en exposant les équipes à des pressions et en compromettant d’éventuels brevets. Les académies scientifiques demandent donc une stricte occultation des données identifiantes, une information préalable et un droit de regard des concepteurs du projet avant toute mise dans le domaine public.


Thème : Agriculture

Mots-clés : Alimentation