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Carl Gustav Jung : psychiatre, psychanalyste et gourou

Publié en ligne le 8 janvier 2024 - Psychanalyse -
PSYCHOLOGIE SCIENTIFIQUE /
Chronique de Jacques Van Rillaer

Carl Gustav Jung (1875-1961) est un médecin suisse, dont le nom évoque la « psychanalyse jungienne » et la « psychologie analytique ». Il a grandi dans un milieu imprégné de croyances irrationnelles. Son père était pasteur protestant. Son grand-père maternel, également pasteur, prétendait être en relation avec des esprits. Dans son bureau, un siège était réservé à l’esprit de sa première femme qui venait lui rendre visite chaque semaine [1]. À l’âge de 23 ans, Jung a participé à un groupe qui effectuait des expériences de spiritisme avec, pour médium, sa cousine Hélène Preiswerk. Il a alors dévoré des écrits sur la parapsychologie. Il a consacré sa thèse de doctorat en médecine à la psychologie des phénomènes occultes. Il a toujours gardé un très vif intérêt pour ces phénomènes.

Le psychiatre

Jung s’est formé à la psychiatrie à partir de 1900 au Burghölzli, le prestigieux hôpital psychiatrique de l’université de Zurich. Le directeur était alors Eugen Bleuler, un des psychiatres les plus célèbres d’Europe. En 1902-1903, Jung fit un stage d’un semestre à la Salpêtrière, chez Pierre Janet. Il en revint avec l’idée de Janet selon laquelle il y a, en particulier chez les malades mentaux, des « idées fixes subconscientes », à forte valeur affective, qui se comportent comme des personnalités parcellaires dans l’inconscient.

Bleuler a invité Jung à réaliser des recherches avec le test des associations verbales qu’avait imaginé Sir Francis Galton, puis développé le psychiatre Theodor Ziehen. L’expérimentateur prononce une série de mots soigneusement choisis. Le sujet doit à chaque fois énoncer le premier mot qui lui vient à l’esprit. Pour Ziehen, un long temps de réaction permet de détecter des « complexes de représentations émotivement chargées » dont le sujet n’a pas habituellement conscience 1.

Jung a notamment constaté la ressemblance des réponses données par les pères et les fils et, d’autre part, par les mères et les filles. Il a estimé que le test permet d’explorer l’inconscient. Il a pensé que c’était un moyen de détecter des criminels, mais a fini par se rendre compte que c’était une méthode problématique. Le test des associations verbales, comme les autres techniques projectives qui viendront après lui, laisse trop de place à l’interprétation de l’investigateur et à la projection de ses propres idées. Jung, qui a travaillé pendant plusieurs années à ce test, a publié en 1906 un livre à son sujet puis a abandonné sa pratique.

Le psychanalyste

En 1900, Bleuler a demandé à Jung de rendre compte du livre de Freud sur les rêves. Jung s’est alors intéressé aux publications de Freud. Dans son ouvrage sur la démence précoce (1906), Jung écrit qu’il ne partage pas les idées de Freud sur l’importance de la sexualité. Pour lui, la thérapie de Freud est « tout au plus une méthode possible ». Néanmoins, il a envoyé son livre sur les associations à Freud en 1906 et est allé le voir l’année suivante à Vienne. Les deux hommes ont été enchantés de se rencontrer. Jung croyait que Freud allait révolutionner la psychologie. Freud se réjouissait de la reconnaissance que lui apportait le numéro deux du célèbre hôpital de Zurich. Il voyait en Jung le moyen, pour sa psychanalyse, d’appartenir à la communauté scientifique de la psychiatrie et d’échapper à la critique d’être une « science juive ». Il a rapidement considéré Jung comme son héritier. Il lui écrivait en 1909 : « Vous serez celui qui comme Josué, si je suis Moïse, prendra possession de la terre promise de la psychiatrie » [2] et à Binswanger deux ans plus tard : « Si l’empire que j’ai fondé devenait orphelin, nul autre que Jung devrait hériter de tout. Vous voyez, ma politique poursuit inlassablement ce but » [3]. Il s’est arrangé pour que Jung devienne en 1910 le premier président de l’Association psychanalytique internationale et le rédacteur en chef de la première revue de psychanalyse.

Toutefois, comme le note le célèbre historien de la psychiatrie, Henri Ellenberger : « Dès le début, leurs relations furent entachées d’un malentendu fondamental. Freud exigeait de ses disciples qu’ils acceptent sa pensée sans réserve. Bleuler et Jung envisageaient leurs relations avec Freud comme une collaboration où chacun conserverait son entière liberté. Au début, les relations entre Freud et Jung se trouvèrent facilitées par une bonne volonté réciproque. Jung avait le tempérament avenant et souple de son grand-père ; Freud était disposé à se montrer patient et à faire des concessions, tout en restant intraitable sur sa théorie du complexe d’Œdipe et de la libido. Mais c’étaient là précisément des idées que Jung n’accepta jamais » [1].

Des divergences de vue étaient apparues dès les premières rencontres. Jung écrit dans son autobiographie : « Mon travail pratique m’avait fait connaître de nombreux cas de névroses dans lesquels la sexualité ne jouait qu’un rôle secondaire, alors que d’autres facteurs y occupaient la première place : par exemple, le problème de l’adaptation sociale, de l’oppression par des circonstances tragiques de la vie, les exigences du prestige, etc. Plus tard, j’ai présenté à Freud des cas de ce genre mais il ne voulait admettre, comme cause, aucun autre facteur que la sexualité. J’en fus très peu satisfait » [4].

Jung se considérait comme un confrère et non un « disciple » de Freud. Il écrit par exemple en 1934, dans la Neue Züricher Zeitung : « Je ne suis pas parti de Freud, mais d’Eugen Bleuler et de Pierre Janet, qui furent mes premiers maîtres. Quand j’ai pris fait et cause pour Freud en public, j’avais déjà une position scientifique qui était largement connue en raison de mes expériences d’associations, conduites indépendamment de Freud, et de la théorie des complexes basée sur elles » [5].

La relation avec Freud, qui dura six ans, incita Jung à quitter le Burghölzli en 1909 et à laisser libre cours à son goût pour l’occultisme. Il écrit à Freud le 12 juin 1911 : « Mes soirées sont largement absorbées par l’astrologie. J’ai fait des calculs horoscopiques pour trouver une clé d’accès vers le noyau de la vérité psychologique. Des choses remarquables en sont sorties qui vont vous paraître incroyables. Dans le cas d’une dame, le calcul des étoiles à sa naissance fournissait une image assez précise de son caractère, avec plusieurs détails biographiques qui ne s’appliquaient pas à elle, mais à sa mère – et les caractéristiques correspondaient à merveille à la mère. La dame souffre d’un extraordinaire complexe de la mère. J’ose croire que nous découvrirons un jour dans l’astrologie une bonne dose de savoir qui a été intuitivement projeté dans les cieux. Par exemple, il s’avère que les signes du zodiaque sont des images du caractère, autrement dit des symboles de la libido qui dépeignent les aspects typiques de la libido à un moment donné. » En 1912, il déclare dans Les Nouvelles Voies de la psychologie : « Celui qui veut connaître l’âme humaine n’apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d’accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d’étude et de marcher à travers le monde avec un cœur humain » [6].

Freud et Jung partageaient l’idée que le traitement des troubles mentaux passe par la mise au jour de pulsions et de représentations inconscientes refoulées. Ils croyaient qu’une partie de ces éléments sont les dépôts d’expériences, sans cesse répétées, qui se transmettent génétiquement. Ces éléments apparaissent dans les rêves, les délires, les mythes, les contes. Ils sont détectables par ceux qui se sont formés à la psychanalyse. Pour Freud, il s’agit des complexes d’Œdipe et de castration, et de symboles, principalement sexuels. Il écrit par exemple : « Le serpent est, de tous les animaux, le symbole le plus typique du pénis » [7]. Pour Jung, ce sont des « archétypes », des structures psychiques primordiales qui forment le contenu de l’« inconscient collectif ». Selon lui, il en existe un grand nombre. La thérapie consiste, pour une part, à en faire émerger et assimiler. Par exemple, un homme doit intégrer la part féminine en lui (son « anima ») et une femme doit assimiler sa part masculine (son « animus ») de façon à ne plus projeter sur l’autre sexe cet élément psychique.

Askeladden et le dragon, Theodor Kittelsen (1857-1914)
Le jeune Askeladden est le héros de nombreux contes traditionnels de Norvège, peuplés de trolls et de dragons. C’est un petit paysan sans force ni ressources mais qui finit par accomplir de grands exploits grâce à son astuce. Le peintre Kittelsen, qui consacra l’essentiel de sa carrière à illustrer ces légendes nationales, a représenté plusieurs fois l’intrépide Askeladden.

Jung estimait avoir découvert des archétypes en comparant des rêves, des délires de patients, des enseignements religieux et ésotériques, des écrits alchimiques et gnostiques, des productions de sa technique de l’imagination active (prolonger des rêves en se laissant aller à son imagination). Il écrit par exemple : « Le dragon est un archétype très ancien, que je suppose provenir d’un âge où l’Homme et les dragons vivaient ensemble – quand l’Homme vivait avec des sauriens, et des mauvais sauriens en plus » [8]. L’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec, qui rapporte cet exemple, précise que Jung avait adopté l’hypothèse du paléontologue Edgar Dacqué selon laquelle les premiers hommes côtoyaient les dinosaures [9].

La conception jungienne des archétypes a été critiquée notamment par Jean Piaget, qui fut pendant seize ans membre de la Société suisse de psychanalyse et devint par la suite un des plus célèbres psychologues du XXe siècle : « C.G. Jung a eu le mérite d’étudier et de montrer la grande généralité de certains symboles. Mais, sans preuve aucune (l’insouciance du contrôle est encore plus remarquable dans l’école jungienne que dans les écoles freudiennes), il a conclu de la généralité à l’innéité et à la théorie des archétypes héréditaires » [10].

Le Quellec a réalisé une analyse rigoureuse de la théorie jungienne des archétypes [9]. Il a appliqué à la lettre le principe de Jung pour affirmer l’universalité des archétypes : « Il faut chercher en premier lieu l’explication historique d’un symbole dans son propre environnement culturel, puis trouver des symboles identiques ou semblables dans d’autres civilisations, pour pouvoir affirmer avec certitude qu’il s’agit d’un archétype » [9]. Le résultat est désastreux : aucun des archétypes jungiens ne se retrouve partout et à toutes les époques. Ainsi la Terre est sans doute souvent conçue comme une Mère, mais pas partout. En Égypte ancienne, le dieu de la Terre, Geb, est masculin. Il féconde Nut, la déesse céleste.

Une illustration du manque de rigueur de Jung est sa démonstration du caractère archétypal du vol de la pomme. Il écrit : « Le vol de la pomme est l’un de ces motifs oniriques types, qui réapparaissent avec de multiples variations dans quantité de rêves. C’est en même temps un thème mythologique bien connu, que nous retrouvons non seulement dans le récit biblique, mais aussi en d’innombrables mythes et légendes, provenant de toutes les époques et de toutes les latitudes. Il constitue une de ces images universellement humaines, susceptibles de renaître, autochtones, en chacun de nous et en tout temps » [9].

Dans le chapitre 3 de La Genèse, il n’est question que « du fruit de l’arbre désirable pour acquérir l’entendement ». À quoi Le Quellec ajoute que nos pommes descendent de Malus sieversii, arbre originaire d’Asie centrale, et que leur culture n’a commencé de se répandre dans le bassin méditerranéen qu’à partir du troisième millénaire avant l’ère commune. Il n’y a jamais eu de pommes sauvages en Australie, pas plus qu’en Amérique, en Afrique ou en Nouvelle-Zélande, toutes zones du globe où le pommier fut introduit par les colons européens. Il est donc impossible de croire que l’image de la pomme pourrait se trouver partout et en tout temps.

Jung aimait répéter que Freud surestimait sa propre pensée et lui avait un jour dit : « Cela doit être vrai, puisque je l’ai pensé » [11]. Jung semble avoir eu la même confiance dans le pouvoir de sa propre pensée. En tout cas, ses théories ne sont guère plus scientifiques que celles de son rival.

Le gourou

Jung illustrait très souvent ses affirmations par des anecdotes cliniques, mais il a fait très peu état des résultats de ses thérapies. À l’époque de son association avec Freud, les effets étaient manifestement médiocres. Il lui écrivait comment il avait défendu la psychanalyse face à des contradicteurs : « J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à y montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également » [2]. Tout comme Freud, il a créé une École de psychanalyse et a diminué les thérapies au profit d’« analyses didactiques » destinées à former des analystes jungiens [12].

Le psychiatre hollandais Albert van Renterghem, au retour de sa formation chez Jung, a donné une idée de l’ambiance régnant dans le cercle jungien déjà en 1912 : « Le séminaire de Jung ne m’enthousiasmait pas trop. Le semeur déambulait dans la pièce à la manière d’un ours commentant un des Trois essais sur la théorie de la sexualité de Freud. Il demandait l’avis de l’assemblée. Tout cela me faisait penser aux disputes des Pères de l’Église lors du commentaire des Évangiles. [...] Je me sentais agacé et songeais à une sorte de comédie lorsque je voyais se promener dans le jardin l’apôtre Jung, entouré de disciples pendus à ses lèvres et qui craignaient de perdre un seul mot de celui qui avait reçu la grâce » [13]. A. van Renterghem, fondateur du premier « Institut de psychothérapie » aux Pays-Bas, en 1887, passa au freudisme, devint le premier président de l’Association néerlandaise de psychanalyse freudienne et, finalement, revint à la pratique de l’hypnose qu’il avait apprise chez Auguste Liébault en 1887.

La Chute de l’Homme (détail), Pierre Paul Rubens (1577-1640) et Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625)

Avec le temps, Jung a pensé qu’une pratique religieuse était essentielle pour l’équilibre mental. Il écrivait en 1932 : « Au cours des trente dernières années, des gens de tous les pays civilisés de la Terre m’ont consulté. Plusieurs centaines de patients sont passés par mes mains. Parmi tous mes patients dans la seconde partie de la vie – c’est-à-dire au-delà de trente-cinq ans – il n’y en a pas eu un seul dont le problème ne fut, en dernier ressort, de trouver une perspective religieuse (a religious outlook) de la vie. On peut dire assurément que chacun d’eux est tombé malade parce qu’il avait perdu ce que les religions vivantes de tous les âges ont donné à leurs fidèles, et qu’aucun d’eux na été réellement guéri s’il n’a pas regagné sa perspective religieuse. Bien sûr, cela n’a rien à voir avec une croyance particulière ou l’appartenance à une Église » [14]. Au cœur de son ouvrage La Guérison psychologique se trouve cette affirmation : « Le problème de la guérison est un problème religieux. Ce qui, pour emprunter une image au plan social, correspond le mieux à l’état de souffrance de la névrose, c’est la guerre civile. Par la vertu de la foi chrétienne, qui fait aimer ou accepter l’ennemi, et par le pardon, les hommes guérissent l’état de souffrance des hommes. Ce que par conviction chrétienne on recommande à l’extérieur, il faut l’appliquer sur le plan intérieur dans la thérapie des névroses » [15].

Paul Roazen, un éminent historien de la psychanalyse, attribue l’intérêt de Jung pour la religion au fait que « contrairement à Freud, qui s’était montré très réticent à analyser des patients âgés, Jung s’intéressa tout spécialement à leurs problèmes. Les difficultés des gens âgés étaient différentes de celles des jeunes ; ils étaient moins préoccupés des vicissitudes de la sexualité et davantage du sens des choses » [16]. On peut ajouter que Jung, comme les autres analystes de l’inconscient, a été piégé par trois mécanismes : une fois convaincu de sa théorie (souvent fondée sur un problème personnel), l’analyste décode ce qu’énoncent ses analysés en fonction d’elle ; les interprétations de l’analyste conditionne ses analysés à se convaincre progressivement que la source de leurs difficultés correspond à la théorie de l’analyste ; l’analyste, influencé à son tour par les propos des analysés au cours des cures est renforcé à croire en sa théorie. Il y a un conditionnement réciproque entre les analystes et leurs analysés, que l’on constate chez Freud et chez quasiment tous les dissidents 2.

Jung est apparu de plus en plus, selon les points de vue, comme un Vieux Sage ou un gourou pseudo-scientifique. Des réactions à l’annonce de sa mort donnent une idée du climat d’occultisme développé chez des disciples : « Plusieurs ont témoigné des “miracles” survenus au moment précis de la mort du maître : Laurens van der Post rêva que Jung était en train de lui faire signe, Barbara Hannah vit la batterie neuve de sa voiture subitement tomber en panne, et à Küsnacht la foudre aurait aussitôt frappé l’arbre sous lequel Jung avait coutume de s’asseoir » [9].

L’attrait des doctrines de Jung et Freud tient, pour une large part, au fait qu’elles donnent l’impression de traiter de questions fondamentales de la condition humaine en se basant sur l’expérience clinique. Chez Freud, s’y associe la dimension philosophico-littéraire. Chez Jung, c’est la dimension spirituelle-occultiste, de sorte que sa doctrine séduit des thérapeutes, des philosophes, mais aussi des théologiens et des adeptes du New Age.

Références


1 | Ellenberger H, À la découverte de l’inconscient, Simep, 1974.
2 | Freud S, Jung CG, Correspondance (1906-1909), Gallimard, 1975.
3 | Freud S, Binswanger L, Correspondance, Calmann-Lévy, 1995.
4 | Jung CG, Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées, Gallimard, 1966.
5 | Falzeder E, « Freud et Jung : Freudiens et Jungiens », Psychothérapies, 2014, 34 :9-22.
6 | Jung CG, L’Âme et la Vie, Buchet/Chastel, 1963.
7 | Freud S, L’Interprétation du rêve (1900), PUF, 2010.
8 | Jung CG, Nietzsche’s Zarathustra : notes of the seminar given in 1934-1939, Princeton University Press, 1988.
9 | Le Quellec JL, Jung et les archétypes, Éditions Sciences Humaines, 2013.
10 | Piaget J, La Psychologie de l’enfant, PUF, 1966.
11 | Borch-Jacobsen M, Shamdasani S, Le Dossier Freud, Les Empêcheurs de penser en rond, 2006.
12 | Roazen P, Dernières séances freudiennes, Seuil, 2005.
13 | Brinkgreve C, “Het eerste nederlandse Instituut voor Psychotherapie”, Vrij Nederland, 17 février1979.
14 | Jung CG, Modern man in search of a soul, Routledge, 1933.
15 | Jung CG, La Guérison psychologique, Buchet/Chastel, 1953.
16 | Roazen P, La Saga freudienne, PUF, 1986.

1 Ziehen a constaté que le temps de réaction est plus long lorsque les mots proposés comportent une connotation déplaisante pour le sujet. En comparant plusieurs réactions avec un temps prolongé, Ziehen les a rapportées à une représentation mentale commune sous-jacente, qu’il a appelée un « complexe de représentations émotivement chargées ». Signalons au passage que Ziehen fut le psychiatre de Nietzsche [1].

2 Pour de nombreuses illustrations, voir : Van Rillaer J, Les Désillusions de la psychanalyse, Mardaga, 2021,p. 113-126.


Thème : Psychanalyse

Mots-clés : Histoire - Psychiatrie

Publié dans le n° 346 de la revue


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L' auteur

Jacques Van Rillaer

Professeur émérite à l’Université de Louvain et aux Facultés universitaires St-Louis (Bruxelles)

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