Santé alimentaire en Union européenne
Rapport de l’Efsa (avril 2025)
L’Eurobaromètre de l’Efsa publié en septembre 2025 est la cinquième édition de cette enquête qui a interrogé plus de 26 000 citoyens européens dans les 27 États membres sur leurs préoccupations par rapport à l’alimentation et aux aliments, notamment en ce qui concerne leur sécurité. Sans surprise, le prix est la préoccupation première partout en Europe (en augmentation par rapport au précédent baromètre), devant le goût et la sécurité (notamment les pesticides en France). L’impact sur le climat et l’environnement vient très loin après. La télévision reste une source majeure d’information sur ces sujets. La France se distingue de ses partenaires par un grand écart : elle est très au-dessus de la moyenne européenne pour la confiance dans les ONG environnementales ou de santé et très en dessous pour la confiance dans les institutions européennes.
Évaluation des niveaux de résidus de pesticides dans les aliments 2024 en Union européenne
Rapport annuel de l’Efsa (mai 2026)
Ce rapport annuel portant au total sur plus de 86 000 échantillons prélevés sur plus de 1 100 produits alimentaires confirme le haut niveau de qualité des produits européens : plus de 96 % des échantillons sont dans les limites légales, dont 58 % en dessous des limites de quantification. L’estimation de l’exposition des consommateurs montre un risque très faible de dépassement des valeurs guides de référence (moins d’un consommateur par jour sur un million) pour 333 des 334 pesticides étudiés.
Dopage et pratiques dopantes en milieu sportif
Expertise collective Inserm (avril 2026)
L’Institut national de la santé et de la recherche médicale publie une expertise collective sur le dopage et les pratiques dopantes, commandée par le ministère des Sports et fondée sur l’analyse critique de plus de 3 800 publications. Elle montre que ces usages dépassent le sport de haut niveau et touchent aussi les amateurs. Elle souligne que ces usages sont liés à des pressions sociales, psychologiques et culturelles, et présentent des risques sanitaires importants (cardiovasculaires, psychiatriques, addictifs). Le rapport appelle à mieux coordonner les acteurs, contrôler les marchés illégaux, renforcer les données nationales, surveiller les dommages et déployer des programmes de prévention ciblés.
Hantavirus, zoonoses, science et société : quelles leçons pour l’avenir ?
Rapport de l’OPECST (juillet 2026)
Suite à l’épisode hantavirus Andes de mai-juin 2026, et dans un contexte où les activités humaines menacent d’accroître la récurrence des crises épidémiques, l’Office parlementaire a décidé de faire un point sur le hantavirus – et plus largement sur les zoonoses – afin d’en déterminer les implications pour la science et la société. Le document met en avant le rôle des facteurs environnementaux, climatiques et socio-économiques dans l’émergence des zoonoses. Il souligne l’impact de l’« infodémie » (surabondance d’informations à la fois exactes et inexactes) sur la perception du risque associé aux zoonoses. Le rapport juge globalement efficace la gestion sanitaire nationale et internationale de l’épisode hantavirus, et conclut en recommandant de renforcer la recherche, les coopérations internationales, l’approche One Health et la pédagogie scientifique.
La Haute Autorité de santé se prononce sur l’obligation vaccinale contre la grippe
Communiqué de la HAS (juillet 2026)
Saisie par le gouvernement, la HAS a évalué la pertinence d’une obligation vaccinale antigrippale annuelle pour les personnes de 65 ans et plus vivant en collectivité et pour les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social. Si elle conclut que la vaccination des résidents âgés doit rester recommandée, sans devenir obligatoire, elle recommande en revanche une obligation vaccinale annuelle pour les professionnels de santé, les étudiants des filières médicales et paramédicales, ainsi que les personnels au contact de personnes vulnérables en établissements sanitaires et médico-sociaux. Cette position est motivée par le poids sanitaire de la grippe, responsable d’environ 17 000 décès en 2024-2025, dont 90 % chez les plus de 65 ans, par le risque de transmission aux personnes fragiles et le taux bas de vaccination (< 22 %) des professionnels de santé au contact de ces personnes.
Suivi et surveillance des zoonoses 2024 en Union européenne
Rapport de l’Efsa et de l’ECDC (décembre 2025)
Le rapport annuel conjoint de l’Efsa et de l’ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) présente de nombreuses données, compilées au niveau européen mais aussi détaillées pour chaque État membre, sur les cas humains et les résultats de la surveillance alimentaire et animale pour les pathogènes majeurs de la chaîne alimentaire. Les cinq plus importants sont : Campylobacter, Salmonella, E. coli producteur de shigatoxine, Listeria, Echinococcus. Si le niveau de sécurité général reste très bon, bien que variant selon les États membres, on constate une augmentation des cas entre 2020 et 2024 pour la plupart des zoonoses (après un creux relatif en 2020 et 2021, sans doute lié aux mesures d’hygiène pendant la pandémie de Covid-19). Les objectifs sanitaires fixés par la réglementation européenne ne sont pas encore réellement atteints dans tous les États membres et la vigilance reste nécessaire.