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SPS 351

Éclairage scientifique des débats de société

Publié en ligne le 2 avril 2025 - Science et médias -
Avis, rapports et expertises collectives

L’Afis entend apporter un éclairage scientifique sur les débats de société. Dans ce contexte, présenter les avis et analyses des institutions scientifiques, des agences sanitaires ou des rapports d’expertise collective est un élément incontournable du débat public. Il est bien entendu possible de les approuver ou au contraire, de les critiquer, mais leur restitution est un élément indispensable de l’information scientifique.

Une version plus complète de cette veille, adressée aux adhérents de l’Afis, peut être obtenue sur demande.

Réalisé par Flora Danan, étudiante en master Lettres, écriture, culture, médias (Université Sorbonne Nouvelle) en stage à la rédaction de Science et pseudo-sciences

Santé et médecine

« L’ostéopathie “viscérale et crânienne” chez le nouveau-né : une pratique qui interroge »
Communiqué de l’Académie nationale de médecine (3 décembre 2024)

Ce communiqué tient lieu de mise en garde quant aux pratiques d’ostéopathie « viscérale et crânienne » effectuées sur les nouveau-nés pour des raisons diverses, au vu de la quantité de publicité pour cette pratique disposées dans des lieux de santé (maternité, hôpitaux, etc.). En effet, l’Académie rappelle que ces pratiques ne font pas l’objet de fondements scientifiques prouvés, et invite à une évaluation objective de celles-ci par des professionnels ainsi qu’à un renforcement des formations ostéopathiques.
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« Le principe de précaution en médecine vingt ans après ».
Avis de l’Académie nationale de médecine (avril 2024)

Cet avis publié dans le bulletin de l’Académie de nationale de médecine cherche à éclairer le principe de précaution constitutionnalisé depuis 2005 dans la Charte de l’Environnement et son extension au domaine de la médecine. Il donne un éclairage sur les controverses que son application a suscitées ces dernières années ainsi que les conséquences pour la recherche et l’éthique biomédicale, la médecine de soin individuelle et la santé publique. Vingt-quatre personnalités ont été auditionnées et une analyse de la littérature scientifique a été faite.
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« Intoxications accidentelles par des champignons en France métropolitaine – Bilan des cas enregistrés par les Centres antipoison entre le 1er juillet et le 31 décembre 2023 ».
Rapport de l’Anses (novembre 2024).

Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2023, 1482 personnes se sont intoxiquées avec la consommation de champignons. Si la plupart des intoxications étaient bénignes, 23 cas étaient de gravité forte.
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« Les erreurs diagnostiques en médecine »
Haute autorité de santé (novembre 2024)

Ce rapport fait l’état des lieux des chiffres concernant les erreurs diagnostiques en médecine (erroné, retardé ou non-communiqué au patient) ainsi que les conséquences sur la prise en charge et le pronostic des patients. Aux États-Unis, ces erreurs diagnostiques seraient à l’origine de 25 % des décès dus à des erreurs médicales, ces dernières étant la troisième cause de mortalité dans le pays. Le rapport précise qu’il s’agit d’une problématique peu abordée en France et préconise d’établir une stratégie nationale de lutte contre ces erreurs, de favoriser la communication diagnostique et de soutenir la recherche sur le sujet.
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« Tabac et VIH »
Organisation mondiale de la santé (novembre 2024)

Ce document fait partie d’un ensemble de synthèse des connaissances destiné à analyser le lien entre la consommation de tabac et le VIH. Il indique que le taux de mortalité lié au tabac chez les personnes atteintes du VIH est trois fois plus élevé que dans le reste de la population. Il recommande de mettre en place un système d’accompagnement spécifique lié au tabac intégré dans le protocole de soin du VIH.
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« Orientations mondiales sur le suivi des politiques des mesures de santé publique et des mesures sociales pendant les urgences sanitaires »
Organisation mondiale de la santé (novembre 2024)

Cette orientation montre que les mesures de santé publique et des mesures sociales mises en œuvre par les institutions et politiques publiques en cas d’urgences sanitaires doivent bénéficier de collecte de données systématiques et harmonisées pour aboutir à des prises de décisions efficaces, alors que l’épidémie de Covid-19 a montré une divergence dans les orientations et l’utilisation des données de santé.
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Alimentation et agriculture

« Préserver la qualité des sols : vers un référentiel d’indicateurs
Résultats d’une étude collective »

Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (novembre 2024).

Réalisée par un collectif de dix-neuf chercheurs issus de dix organismes de recherche et d’enseignement supérieur français et canadien, l’étude dresse un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur les indicateurs qui peuvent être mobilisés en appui des politiques publiques sur la préservation de la qualité des sols, une ressource fondamentale.
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Climat, gaz à effet de serre, environnement

« Augmentation du niveau marin et ses conséquences sur les risques littoraux »
Académie des technologies (avril 2024)

Ce rapport fait suite à la décision de l’Académie des technologies de se pencher sur l’augmentation du niveau des eaux et les risques pour les littoraux, la biodiversité et les populations côtières, de façon à apporter des solutions d’ordre technologiques ainsi que d’évaluer les nécessités d’adaptation des activités économiques et industrielles qui pourraient être impactées par ce phénomène. Il propose des recommandations sur les actions à mettre en place et les défis d’ordre technologique sur le long terme.
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« Dès aujourd’hui ! Vers de faibles émissions de gaz à effet de serre dans sept secteurs d’activité »
Rapport de l’Académie des technologies (30 janvier 2024)

Cette note passe en revue les technologies existantes pouvant être immédiatement utilisées pour réduire dès maintenant les émissions de gaz à effet de serre dans sept secteurs clés : alimentation et agriculture, bâtiments et villes intelligentes, pétrole et gaz, produits chimiques, ciment, fer et acier, technologies de l’information et des communications. En 2019, les sept secteurs représentaient 70 % des émissions de dioxyde de carbone de l’industrie et environ 60 % des émissions mondiales de méthane. Cette note vise à éclairer deux questions complexes : qu’est-il possible de faire dès maintenant avec les technologies existantes ? Où sont les freins dans les différents secteurs et comment les surmonter ?
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Énergie

« World Energy Outlook 2024 »
Agence internationale de l’énergie (2024)

Ce rapport, publié chaque année par l’Agence internationale de l’énergie (IEA, agence intergouvernementale rattachée à l’OCDE) analyse les tendances mondiales de l’offre et la demande énergétique ainsi que les projections pour l’avenir. Les enjeux portent sur les tensions géopolitiques actuelles ainsi que la planification de la transition vers une énergie verte, des investissements allant dans ce sens et de la demande croissante d’électricité pour pallier à cette transition.

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« L’hydrogène aujourd’hui et demain »
**Académie des Sciences (avril 2024)

Ce rapport donne des informations sur les utilisations potentielles de l’hydrogène dit décarboné et ses conditions de production dans le cadre de la transition écologique. Il décrit en quoi il pourrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il donne également des recommandations quant à la bonne quantité d’hydrogène à utiliser de façon appropriée.

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Numérique et intelligence artificielle

« Governance AI for humanity Nations Unies »
IA Advisory Body (septembre 2024)

Ce rapport met en avant la nécessité d’une gouvernance globale centrée autour de l’intelligence artificielle étant donné son expansion, destinée à maximiser son bénéfice en respectant éthique et sécurité. S’ensuit sept ensembles de recommandations proposant la création d’un comité d’experts scientifiques international chargé de rendre compte des tendances, risques et opportunités de l’intelligence artificielle, ainsi que sur les plans de financement et politiques publiques.
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Enquêtes et sondages d’opinion


« Baromètre 2024 sur la perception des risques et de la sécurité par les Français »
IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), septembre 2024

Comme chaque année, l’IRSN interroge les Français sur leurs préoccupations, leur regard sur la science et l’expertise, les situations à risque et enfin sur l’énergie nucléaire et la sûreté. Parmi les résultats : 62 % des Français déclarent faire confiance aux institutions scientifiques (+2 points) et 58 % des Français affirment avoir une bonne opinion des experts scientifiques (+8 points). Dans le même temps, ils renforcent leur attachement à un recours des décideurs aux experts scientifiques. Mais ils sont 71 % à estimer que « les décideurs politiques ne prennent pas assez en compte l’avis des experts scientifiques » (+4 points).
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Publié dans le n° 351 de la revue


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